mercredi 10 septembre 2008

lundi 8 septembre 2008

Les nouveaux "Copés in deux"


Des Wattrelosiens habitent en zones inondables. Alors, pour éviter que l'eau n'entre par les portes, fenêtres et garages, certains habitants en sont venus à installer d'ingénieux systèmes de calfeutrage.Lorsque ce système est installé devant la porte d'entrée, elle pourrait faire penser aux portes d'entrée coupées en leur milieu, permettant lorsque seule la partie haute est ouverte, de s'accouder sur la partie basse et de bavarder avec voisins et passants. Enfin, c'est une des trois interprétation de l'expression "copés in deux" caractérisant les Wattrelosiens.Une autre version est proposée par l'association Voie et Dialogue sur le site de la ville : l'expression proviendrait d'une légende selon laquelle un frontalier de la Broche de fer fût décapité par un train et sa tête roula de Belgique en France.

Encore une autre version sur le site Ch'ti.org : "Wattrelos est intre Roubaix et Tourcoing et y'avot un' voie ferrée qui coupot la ville in deux : d'un coté les Wattrelosiens i étottent attirés par la ville de Roubaix pour faire leur marquet et de l'autre i allottent à Tourcoing."

dimanche 7 septembre 2008

La Lainière : une rue et des maisons

Maintenant, lorsqu'on cherche "La Lainière Wattrelos" sur Google, le premier résultat de la liste de réponses présente la construction de dix maisons et appartements de Lille Métropole Habitat entre les rues Watteau et Miribel. Et ce projet de lotissement s'est attribué comme nom de domaine internet lalainiere.com ! C'est vrai que l'image des futures habitations présentée sur le panneau publicitaire à l'entrée du lotissement ressemble à un toit d'usine en shed (en dent de scie). Mais même avec cette particularité architecturale et leur localisation face à l'entrée du couloir de l'horloge de la Lainière, cela me fait tout drôle que ce projet se soit attribué ce nom de domaine.

La Lainière est aussi un nom de rue. Une petite rue au regard de l'importance de l'entreprise du même nom. Cette rue longe l'ancienne voie ferrée qui relie les bureaux de la Lainière rue d'Oran aux bâtiments de l'usine Amédée Prouvost, depuis en friche, rue Charles Castermant. Au coin de la rue de la Lainière et de la rue d'Oran se trouvent quatre belles villas, appelées "les 4 chalets". Construites par la Lainière, elles étaient destinées à quatre directeurs de l'usine. Leur situation au pied des bureaux de la Lainière se justifiait par le fait que ces quatre directeurs étaient de garde 24 heures sur 24, à tour de rôle.

D'autres maisons ont été construites par la Lainière : la Cité Amédée Prouvost, entre le Crétinier et la Martinoire. Cette cité, également appelée "Cité jardin" date des années 1930. Sa construction découle des lois sociales à l'initiative du patronat de notre région. C'est en effet dans notre région qu'ont été créés le CIL (comité interprofessionnel du logement), les HBM (habitations à bon marché, puis HLM, habitations à loyer modéré) pour ne parler que des lois sociales en rapport avec le logement. Ces maisons louées aux employés et ouvriers disposaient toutes d'un très bon niveau de confort pour l'époque : chauffage central, baignoire et jardin. Initialement, tous les greniers communiquaient entre eux, ce qui permit la fuite de quelques résistants lors de la Seconde Guerre mondiale.

vendredi 5 septembre 2008

Bientôt les Berlouffes

Wattrelos se prépare à fêter les Berlouffes. Une grande bannière recouvre une grande partie de la façade de l'église Saint Maclou, tandis que plusieurs drapeaux entourent la place du centre ville. Ce sont les géants de la ville qui annoncent les festivités de dimanche 14 septembre 2008, les Berlouffes, qui commémorent une tragique page de l'histoire locale.

En décembre 1566, des habitants du val de Lys se révoltent contre l'ordre établi dans un climat de guerre de religion. Ces gens appelés "gueux" se regroupent de plus en plus nombreux de ville en ville, détruisant les symboles catholiques çà et là. L'église de Wattrelos n'échappe pas à ce sort. C'est dans notre ville que le gouverneur et son armée acculent les gueux dans l'église, et ces derniers se barricadent dans le clocher. Quatre heures de combat plus tard, les assaillants mettent le feu à l'édifice. Pris au piège des flammes, des gueux se jettent par les fenêtres, aveugles aux piques sur lesquels ils s'embrochent ; 150 meurent ainsi.

Depuis 1977, chaque deuxième dimanche de septembre, lors de la fête des Berlouffes, des poupées de chiffons sont jetées du haut du clocher de l'église Saint Maclou, symbolisant la fuite des gueux sautant par les ouvertures du clocher en feu. Le public se presse au pied du clocher tentant d'attrapper ces poupées.

mercredi 3 septembre 2008

Tous les quartiers

Difficile de dire combien il y a de quartiers à Wattrelos. Cela dépend de quel point de vue on se place. D'un point de vue historique ? Administratif ?

Allons, ne soyons pas avare. Je vais essayer de lister le maximum de quartiers (au sens large) dont je connais le nom :
Sapin Vert, Le Tilleul, Mousserie, Martinoire, Saint Gérard, Le Touquet, La Marlière, Mont à Leux, Winhoute, Les Ballons, Crétinier, Cité Amédée Prouvost, Laboureur, La Vieille Place, Le Centre, Saint Liévin, Houzarde, Beaulieu,
La Baillerie, Boutillerie, Le Petit Paris, Gauquier, Martelotte, Nouveau Monde, Nouveau Riche, hameau du Malgré Tout, Le Plouys, La Bourde, La Carluyère, Le Paradis, Grimonpont, Avelin, Le Beck, Le Sartel.

Sur certains documents, je vois apparaître les noms de Breuil, Sainte Marguerite et Île Marie. Existent-ils vraiment ? Si oui, où se trouvent ces quartiers ou lieux-dits ?

D'autre part, existent-ils d'autres noms de quartiers, anciens villages, hameaux ou lieux-dits non mentionnés dans la liste ci-dessus ? N'hésitez-pas à m'en faire part en laissant un commentaire.

Mise à jour du 23 septembre 2008 :
Sur le site GenCom je trouve encore d'autres noms de quartiers, que voici : La Louvillière, Le Bas Chemin, Le Moulin Tonton, Le Petit Tournai, Les Fleury, Le Bestre et... Le Touquet des moutons !!

mardi 2 septembre 2008

La Lainière : réussite industrielle et histoires d'hommes

L'Office du Tourisme de Wattrelos organise régulièrement des visites dans la ville ; la dernière en date Autour de la Lainière a séduit beaucoup de monde sous un franc soleil. Des anciens salariés de la Lainière ont largement contribué à enrichir cette visite par leur connaissance aigüe de l'histoire de l'entreprise, dans l'usine et hors de l'usine. Les intervenants insistent sur le fait que la Lainière représente pour eux à la fois une réussite industrielle ET des histoires d'hommes.

Si l'entreprise se nomme Lainière "de Roubaix" c'est parce que ses bureaux étaient sur le territoire roubaisien. Mais 75% des 128.000 m2 de surface totale au sol de l'entreprise se situent à Wattrelos. En additionnant l'ensemble des surfaces construites et des étages aménagés, on arrive à un total de 228.000 m2.

Autres chiffres impressionnants : au plus fort de la production dans les années 1970, la Lainière employait jusqu'à 4500 salariés. Mais si on ajoutait tous les employés des entreprises du groupe La Lainière, on arriverait à un total de 35.000 personnes ! En effet, la Lainière travaillait "en interne", c'est-à-dire qu'un maximum d'activités qui auraient pu être sous traitées (imprimerie, publicité, emballage, etc.) étaient confiées à des entreprises du groupe La Lainière, dont certaines étaient implantées dans d'autres régions françaises, mais aussi en Espagne et au Brésil.
La suite dans un prochain article...

lundi 1 septembre 2008

Le lion du blason


Le blason de la ville de Wattrelos est d'azur au lion fascé d'argent et de gueules, armé, lampassé et couronné d'or.

J'essaie de vous traduire ce vocabulaire héraldique : d'azur (sur fond bleu) au lion fascé (rayé) d'argent (blanc) et de gueules (rouge), armé (montrant les griffes), lampassé (à la langue visible et dorée) et couronné d'or (doré).

Mais contrairement à ce que dit le site de la ville de Wattrelos, le lion n'est pas diffamé, car il n'est pas dépourvu de queue.